Le Pourquoi du Comment !


Je vais être honnête, je me suis pas mal triturée l’esprit pour noircir cette page.

Parce que pour expliquer le pourquoi du comment de ce blog, il faut un peu raconter sa vie, forcément ! Et ça, ça implique de livrer une partie intime de soi à des lecteurs potentiellement inconnus (ou même connus, ce qui n’est pas plus évident d’ailleurs !). Ces mêmes lecteurs, connus ou pas donc,  peuvent y voir une forme de mélodrame à l’eau de rose,  de compassion suggérée, de plaignez-moi parce que j’ai souffert !!! Ce n’est aucunement le but de la manoeuvre, du tout du tout ! Je cherche juste à expliquer comment mon cheminement de pensées a évolué au cours de mon existence.

Sur ce, je me rajoute un petit challenge supplémentaire : ne pas trop m’éparpiller ! Pour rappel, ma page de présentation ! Alors, j’me lance, je tente d’aller à l’essentiel sans virer dans le pathos… merci d’être indulgents les gens^^ mais je suis certaine que vous êtes des lecteurs bienveillants… (pfff mais non je n’essaye pas de vous influencer^^)

Il était une fois… Une enfance très heureuse, dans un milieu plutôt modeste mais très aimant forgeant la base solide, j’imagine, qui m’apportera la force d’affronter les difficultés futures. J’ai 12 ans quand une maladie neurodégénérative (oui j’aime employer des mots compliqués parfois !!!) vient frapper mon héros de père et nous pourrira l au quotidien, à chaque minute,  durant 10 ans jusqu’à son décès à l’âge de 51 ans. Une maladie cruelle à vivre, qui laisse des séquelles à vie. On ne sait pas si c’est héréditaire. Merci pour l’épée de Damoclès, c’est cadeau !

Sans trop de surprises, une adolescence un brin perturbée qui m’entraînera durant quelques années dans une vie « légèrement » décousue et les affres des paradis artificiels. Avant de pousser le bouchon trop loin, j’arrive à m’extraire de l’enfer qui me tendait si délicieusement les bras. Je n’en reste pas moins rebelle pour autant. Une vie sentimentale chaotique jusqu’à l’âge de 29 ans (oui j’ai papillonné, inspirée certainement par Cindy Sander ! Nan j’déconne, j’étais instable certes mais pas sourde !!!) où je finis par rencontrer l’homme qui m’assagira (18 ans de vie commune à ce jour, qui l’eu crut…). Répit de courte durée, difficultés à concevoir un baby, 7 FIV en 7 ans (avec des pauses plus ou moins longues entre) dont 2 fausses couches précoces… Notre trésor débarquera par le chemin ardu mais bienfaiteur de l’adoption et nous chamboulera le coeur à tout jamais.

Notez la performance : 2 paragraphes ! Et pas très conséquents en plus hein ? Inespéré pour la piplette que je suis, yeahhhh !!!

Ok baby mais il est où le rapport avec la choucroute ? Pourquoi les Extras de mon ordinaire ?

C’est à ce moment là je crois, au cours de ces années difficiles, que j’ai appris à regarder la partie pleine du verre, à chercher le petit kiff qui t’apaise, la parole, le sourire qui te réconforte, le soupçon d’optimisme qui ne te fait pas sombrer, et même à rajouter le petit grain de folie qui te rend la vie jolie. C’est devenu un réflexe, une évidence, une philosophie de vie.

Je peux m’extasier devant le vol d’une libellule, l’épanouissement d’une fleur, la forme particulière d’un nuage, un arc-en-ciel qui s’arque, une séance de chatouilles, un moment de rires, un repas en amoureux,  une balade dans la nature, un doux ronronnement… Bref, je pense que vous avez compris le principe, tout dans mon quotidien est prétexte à plaisirs, aussi infimes soient-ils. Et les jours down, moins en phase, je sais que le lendemain sera meilleur, forcément.

Consciente très jeune du côté éphémère de la vie, des cruautés qu’elle pouvait infliger,  j’en savoure désormais le moindre petit bout de plaisir.

Pour conclure ce paragraphe, je cite cette phrase de Frida Kahlo qui a vécu une vie particulièrement éprouvante :

Pour créer son propre Paradis, il faut puiser dans son Enfer personnel.

J’en entends certains (j’ai une super ouïe oui) qui diront « ah oui, elle est marrante elle ! (merci je sais^^), on peut voir la vie en rose quand on vit au paradis !!! » et je leur répondrais : « c’est pas faux ! » Pensez-vous réellement que je vis à l’île Maurice par hasard ?

D’autres (ou les mêmes d’ailleurs) nous disent qu’on a de la chance ! J’approuve également mais je nuance… Oui, on a la chance d’être sur la même longueur d’onde avec mon jules (je suis consciente qu’ils n’ont pas tous envie de partir à l’autre bout du monde quand leur illuminée de femme leur soumet l’idée… je n’ai même pas eu besoin de le menacer de divorcer^^). Et oui, on a la chance qu’il ait un métier réalisable avec « simplement » une connexion internet ce qui nous laisse le loisir de vivre « à peu près » n’importe où sur notre planète, tant que le décalage horaire n’est pas trop important, la condition sine qua non.

Mais pour le reste, rien à voir avec la chance m’ssieurs dames ! Et je le clame haut et fort, on a surtout eu le courage de réaliser un rêve ! Pensez pas qu’avoir quitté les amis, la famille nous ait mis en joie, qu’être sortis de notre zone de confort ait été forcément chose aisée ! On a choisi d’oser vivre notre rêve avec les inconvénients que cela implique comme être beaucoup moins souvent avec ceux qu’on aime, recevoir de moins en  moins de nouvelles de ceux restés qui pensent « consciemment ou pas » que c’est à ceux qui partent d’en donner (constat après quelques années de recul… oui j’en profite pour passer un message^^) et subir d’autres difficultés liées à l’endroit où tu vis évidemment. Oui, tout n’est pas non plus plus facile ici, faut pas s’mentir. Pour exemple, il est très difficile de travailler pour le conjoint dépendant (oui c’est mon « charmant » statut mauricien !!!) Mais ça fait parti du jeu ma pov Lucette et j’ai pas dit mon dernier mot !

Mais à ce jour, je me réjouis d’être très disponible pour mon fils qui présente certains troubles dys qui impliquent un temps de travail énoooooorme supplémentaire au quotidien. Je me réjouis également qu’il puisse profiter pleinement de ses parents adoptifs, cela ne retira jamais le manque de son début d’existence mais tout ce temps passé ensemble est précieux à mes yeux.

Mon doudou souffre également de calculs rénaux qui engendrent certains désagréments plus aisés à gérer au soleil.

Alors, effectivement, je plussoie notre cher Charles qui était fort clairvoyant en nous chantant « il me semble que la misère serait moins pénible au soleil ».

Certes, le fait de vivre ici n’ôtera pas son « petit » balluchon à porter mais j’ose espérer que cette enfance vécue sous les Tropiques, sous un climat clément à vivre la majorité de l’année dehors, au coeur d’une nature exceptionnellement belle, dans une atmosphère sereine et douce, chéri par des parents très présents allège quelque peu ce balluchon…

Et enfin, j’ai toujours adoré voyager. Et depuis que nous sommes ici, nous avons la chance de pouvoir également réaliser ce rêve. Cela ne sera peut-être pas toujours possible mais depuis 4 ans, nous découvrons de bien belles destinations dont je me ferai un plaisir de partager ici.

Alors voilà, je crois que j’ai fait le tour de la présentation de mes extras dont je parlerai régulièrement sur mon blog.

J’espère que vous les apprécierez et que vous n’hésiterez pas à commenter, j’adore les échanges !

Et comme je suis joueuse également, pour conclure, je vous ai glissé un anachronisme dans cette page !

J’offre un punch local à la personne qui le découvrira !  Alors…. trouvé ?